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Poêle à inertie, poêle de masse, poêle à accumulation, autant de noms pour qualifier ce type de poêle qui dispose d'une inertie très importante. Mais au fait, ça sert à quoi ? Pourquoi payer plus cher, alors que ces poêles sont plus encombrants et plus lourds ?

Le principe du poêle à inertie

Il y a inertie et inertie !

Il faut distinguer les poêles qui ont une certaine inertie, qui leur confèrent quelques atouts, en particulier celui d'une diffusion de la chaleur plus douce (par rayonnement), et ceux qui ont une inertie suffisamment importante pour réellement accumuler de la chaleur (sur au moins 12 heures). Pour ce faire, le poêle devra être constitué de plusieurs centaines de kilos de matériaux à forte inertie : pierre ollaire, terre cuite ou terre crue, céramique, etc.

Principe du « vrai » poêle de masse

Le principe de base du poêle à inertie est qu'il suffit de faire une « bonne flambée » de 2 à 4 heures (en fonction des besoins de chaleur) pour assurer de la chaleur pour toute la journée. Un poêle « réellement » à inertie est spécialement conçu pour pouvoir accumuler la chaleur fournie par la combustion du bois, et notamment celle contenue dans les fumées. Ainsi, ces fumées de combustions ont deux parcours possibles : soit en direct vers le conduit de cheminée pour le démarrage du poêle, soit en passant par toute une série de chicanes. Ce circuit que font les fumées permet de monter en température l'ensemble de la masse du poêle à inertie et de récupérer l'énergie disponible dans les fumées.

 

Un fonctionnement particulièrement efficace

Le rendement d'un poêle à inertie est particulièrement élevé. C'est un système de chauffage économique et écologique.

La première raison de cette efficacité provient de la récupération de la chaleur contenue dans les fumées (comme nous l'avons vu plus haut).

La deuxième raison est que la combustion se fait toujours à plein régime : l'utilisateur n'a pas besoin de faire tourner le poêle au ralenti, car la chaleur est diffusée petit à petit par rayonnement. Il y a donc beaucoup moins d’imbrûlés (bistre et autre) qui font chuter le rendement, augmenter la pollution et l'encrassement. À condition, bien sûr, de brûler du bois de qualité (sec et de petite section).

La troisième raison provient de la façon de la chaleur est diffusée dans la pièce : par rayonnement. C'est-à-dire qu'au lieu de provoquer une circulation d'air qui n'est pas très confortable, le poêle chauffe directement les corps : meubles, objets, personnes. On parle de chaleur « douce », quand elle est émise à basse température, car elle procure une rapide sensation de confort, souvent très appréciée par les occupants. Ainsi, on a besoin de moins chauffer tout en ayant l'impression d'avoir plus chaud.

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Les inconvénients des poêles à inertie : son prix et son utilisation

L'efficacité et la chaleur douce des poêles à inertie sont deux grands points forts, mais un poêle à inertie a deux inconvénients.

Tout d'abord, le prix : ce sont des poêles qui coûtent assez cher. Plus la masse est importante, plus la facture est salée. Comptez environ 10 000 € posé pour un poêle de 500 kg à 1 tonne et jusqu'à 20 000 € pour une masse de 3 tonnes.

L'utilisation d'un poêle à inertie peut être présentée comme simple, étant donné qu'il n'y a qu'une flambée à faire par jour, mais c'est aller un peu vite. En effet, il vous faudra « apprivoiser » votre appareil pour en tirer tous les bénéfices : en particulier savoir combien de bois brûler en fonction de la météo, car il faut anticiper la diffusion de la chaleur qui aura lieu sur les prochaines 24 h !

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